Le Maître intérieur - clef majeure de l'ésotérisme authentique

Nous avons commencé cet ouvrage par de nécessaires « réflexions sur l'ésotérisme », en laissant entendre qu'en ce domaine tout espoir n'était pas perdu « d'en déchiffrer un message qui ait un sens ». Au terme de toute notre exploration, il me paraît que l'idée du Maître intérieur constitue effectivement une clef majeure en ce domaine. Cependant, comme l'a recommandé Jésus (Matt. 7, 6), le sage ne saurait «jeter ses perles aux pourceaux », non par mépris pour ces bêtes mais pour sauvegarder les perles, qui seraient sûrement piétinées, malgré leur grande valeur. En fait, comme il nous est apparu, toutes les Écritures saintes sont rédigées en langage codé. Elles seraient un peu comme des photos en négatif dont l'image cachée, réelle, n'apparaîtrait qu'avec un révélateur capable de la tirer en positif Ce révélateur se trouve justement dans les clefs de l'ésotérisme. On a beau chercher, on ne trouve nulle part, dans la lettre des Textes, des passages expliquant réellement ce qui se passe au moment de la mort. Une expérience pourtant vieille comme l'humanité.

On peut m'opposer, bien sûr, le Livre des Morts tibétain, ou Bardo Thödol, révélé au public occidental, en 1927, par W.Y. Evans-Wentz. Mais c'est plutôt un texte visant l'accompagnement des mourants, dans l'optique d'une École particulière du lamaïsme. Au cours des quelque quarante-neuf jours qui peuvent s'écouler ensuite, après la mort, en vue d'une nouvelle naissance, le candidat, qui manque l'accès à tel ou tel paradis, ne perd pas, chemin faisant, le sens d'un moi très personnel. Malgré son désir d'échapper à la réincarnation, il peut y être finalement acculé. Il assiste alors à l'accouplement de ses futurs parents et se sent pris d'un complexe d'Œdipe pour le père ou la mère, selon qu'il renaîtra fille ou garçon. Que croire sérieusement de tout cela ?

Beaucoup plus philosophiques, il est vrai, sont les idées proposées par Plutarque dans l'une de ses Œuvres morales, intitulée De facie quae in orbe Lunae apparet 33 (réf. 920-945), où la différence est bien faite entre corps (sôma), âme (psyché) et esprit (nous). Après le décès physique qui libère le couple « âme/esprit », une nouvelle dissociation doit s'opérer, par une « seconde mort », abandonnant finalement, sur la Lune, une dépouille psychique [destinée à s'y décomposer] et libérant ainsi le nous qui, par l'effet de son attraction naturelle pour le Soleil, va aller jouir de ses rayons sur la face de la Lune tournée vers l'astre du jour. Ce lieu béni a pour nom « plaine élyséenne » - un vrai paradis, en somme. Comme le remarque Plutarque, dans l'un de ses commentaires (944), « le Soi (en grec : autos) de chacun de nous ne consiste pas en émotions, peurs ou désirs (le thumos de Platon), pas plus qu'il n'est fait de morceaux de chair, ou de fluides » : c'est « ce par quoi nous pensons et comprenons - le pur intellect », qui est destiné à devenir le « conducteur » dans l'être humain, ce que l'un des Vers d'or de Pythagore (v. 69) a évoqué comme « le sens qui vient d'en haut (gnômê kathupertén) plein d'excellence ». Bien entendu, notre philosophe (des débuts de notre ère) - initié des Mystères et prêtre d'Apollon à Delphes - ne pouvait guère en dévoiler plus, mais son mythe est plein d'un riche symbolisme, et d'une doctrine qui rappelle plus d'une fois celle de Mme Blavatsky que j'ai esquissée plus haut, sur la destinée posthume de l'homme. Mais, en dehors de pareils textes, très voilés, et peu connus du public 34, comment avancer ? On a beau chercher, on ne trouve pas vraiment d'enseignement clair sur la genèse de l'âme humaine et son devenir. Le plus souvent, en Occident, l'âme est vue comme une sorte de compagne du corps, un ego personnel, qui voyage, de-ci de-là, sans jamais rien perdre de son moi terrestre. Éventuellement, pour se retrouver en un Ciel, où d'autres « âmes » la reconnaîtront aux traits qu'on lui avait connus sur terre... comme homme, ou comme femme. Belle perspective ! Est-ce que les humains ont été jugés trop faibles d'esprit pour recevoir autre chose que des contes, à prendre pour des réalités ?

Au XIXe siècle, à l'aube d'une ère de transition qui ferait connaître les richesses enfouies de l'Orient, et qui verrait en même temps la montée de la psychologie, des sciences humaines et de l'étude comparée des religions, dans un climat de profonde remise en question des valeurs ancestrales, l'heure était-elle venue de jeter « quelques perles aux pourceaux » ? Par ceux qui les détenaient depuis des siècles. À cette question, Mme Blavatsky, inspirée par ses maîtres orientaux, a répondu positivement. On détecte, dans ses écrits, une sorte de résolution têtue de contribuer à cette découverte d'un Nouveau Monde. Bien sûr, pour commencer elle devait « faire le ménage », comme je l'ai dit, pour dégager le terrain des idées fausses qui l'encombraient, avant de déployer les idées nouvelles, limitée qu'elle était dans son action par l'ampleur de l'entreprise, mais aussi par les restrictions imposées par ses maîtres. Elle ne pouvait pas « tout dire » - du moins dans ses écrits publics. Très tôt cependant, dans sa correspondance privée, sont apparues ses intentions. Ainsi, dans une missive au Dr Franz Hartmann, un membre actif de la S.T., elle confiait (vers 1885) : « Cela fait dix ans déjà que je prêche le Maître intérieur, le Dieu intérieur... » Ce qui nous ramenait à 1875, au temps du lancement de la Société. Cependant, dans Isis, son premier livre de 1877, les allusions sont rares. Il faut les découvrir, par exemple, dans les expressions comme la Présence (qu'on retrouve dans les récits de NDE). Parfois, il est question (II, 593) d'une « entité spirituelle personnelle au sein de l'homme physique personnel » [...]« appelée par certains l'ange gardien ». Ailleurs (1,432), on lit que l'âme humaine ne saurait négliger, « pendant toute sa vie de recevoir son illumination de son Esprit divin - notre Dieu personnel », identifié plus loin au glorieux Augoéïdès.

Visiblement, il fallait trouver des mots, dans une langue courante comme l'anglais, pour tenter de traduire des vérités philosophiques, métaphysiques. Au début, force était de recourir à des formules qui pouvaient avoir un sens pour le mental occidental. Ainsi, dans une lettre (de 1877) donnant à sa tante Nadia des conseils pour une meilleure pratique de la religion (orthodoxe), H.P.B. a écrit : « Essaie sérieusement, pendant toute ta fragile existence, de t'unir étroitement à ton propre Dieu personnel - l'Esprit divin dans l'être - et alors ton âme deviendra immortelle. » Avec le temps, et l'entrée de sa philosophie ésotérique dans ses écrits, elle a renoncé à cette formule qui, pour elle, signifiait le « Dieu » particulièrement lié à la personnalité humaine, mais qui était trop proche de l'idée du « Dieu personnel » des monothéismes, qu'elle condamnait fermement. Dans la Doctrine Secrète, comme on l'a vu, l'une de ses préoccupations a été de révéler les grandes lignes du mystère de l'anthropogénèse, mais, en même temps, de faire œuvre de justice, en réhabilitant tous les Agents éveilleurs divins, trop souvent dénoncés, par nombre de traditions exotériques, comme des anges déchus, soi-disant avilis en perdant leur statut céleste primitif, alors que l'abandon des hautes sphères spirituelles qu'ils occupaient leur avait été dicté par leur esprit de sacrifice. Une odieuse injustice faite à ces « exilés divins », soumis maintenant à « l'influence soporifique » que leur inflige trop souvent le « moi personnel » de l'être humain qui leur doit l'intelligence. On dirait toutefois que Mme Blavatsky n'a pas exploité au maximum toutes les conséquences qu'on pouvait tirer de cette « clef majeure de l'ésotérisme », dont elle venait de faire cadeau au public du XIXe siècle.

Bien sûr, elle n'est pas revenue en arrière, mais on dirait qu'elle a plus d'une fois hésité à en dire plus, ou à approfondir le sujet. Peut être ses fidèles, encore très marqués par l'influence de leur religion ancestrale, n'avaient-ils pas vraiment reçu le message. Même son dernier ouvrage grand public, La Clef de la Théosophie, n'est pas vraiment axé clairement sur ce thème. Sans doute y trouve-t-on des allusions aux Mânasaputra, dans des notes [pp. 151 et 154], et au mystère de l'Ego (dans le chapitre x), avec des indications pratiques concernant la vraie prière, adressée au « Père » qui est au-dessus de nous [pp. 82-87]. Peut-être son souci était-il d'abord d'exposer les grandes lignes de sa « Théosophie », et d'insister sur l'éthique, la fraternité universelle. Comme elle l'a écrit [p. 243] : « Le devoir c'est ce qui est dû à l'humanité. »

Avec La Voix du Silence, un livre « dédié au petit nombre », on pouvait s'attendre à plus... d'indiscrétions. Espoir déçu. Il ne manque pas d'allusions à l'Ego - l'Ego spirituel, l'« Ego-deva », l'Ego qui se réincarne, même au Mânasaputra [note, p. 26] mais on n'en apprend pas plus qu'en lisant la Clef. Parfois, dans une expression très symbolique, il faut deviner la présence du Maître intérieur. Voir, par exemple, tel passage qui mentionne « l'Homme éternel » [p. 43], ou encore « le Veilleur et le Penseur silencieux - la victime de ton soi inférieur » [p. 78]. Mais, le plus souvent, l'accent est mis sur le MAÎTRE UNIQUE [p. 32], L'ÂME-UNE [p. 24], ou simplement le MAÎTRE [p. 17], qui renvoie au Soi supérieur, cosmique, l'Âme du Monde, l'Âtman suprême des hindous, ou l'Adi-buddha des bouddhistes. Il est vrai qu'il vaut mieux viser au plus haut, à la source impersonnelle de toute lumière divine. Au moins ne va-t-on pas risquer de tomber dans l'adoration d'un « dieu », ou d'un « ange » personnel, trop proche de l'ego terrestre. Sage précaution quand on s'adresse même au « petit nombre », parmi les Occidentaux. Une vérité ésotérique doit rester suffisamment voilée, surtout dans un texte imprimé. Au lecteur averti d'exercer ici son intuition, en méditant les formules très poétiques dont est tissé ce dernier texte signé de H.PB. Cependant, dans son dialogue ouvert avec les membres dévoués de la « Blavatsky Lodge », beaucoup de points ont pu être éclaircis, ou précisés, comme on l'a vu plus haut 35.

Que n'aurait-elle pas encore révélé si elle était restée en vie seulement quelques années de plus, maintenant qu'elle constatait une réponse assez positive à son effort d'enseignement plus ésotérique ? Dans un article posthume, intitulé « Some reasons for secrecy » (= « Des raisons pour garder le secret »), on peut lire les confidences (remarquables) qui suivent :

« Dans toute la littérature mystique de l'Antiquité, on détecte la même idée de l'Esotérisme spirituel : le Dieu personnel existe dans le fidèle qui s'adonne à un culte, nulle part en dehors de lui. Cette Déité personnelle n'est pas un vain souffle, ou une fiction, mais une Entité immortelle, l'Initiateur des Initiés, maintenant que les Initiateurs célestes [...] de l'humanité primitive, les Shihsta [les Grands Sages] revenus des cycles précédents [d'Évolution] ne sont plus parmi nous. »

J'ai souligné l'expression « l'Initiateur des Initiés », qui me paraît un ajout capital à notre récolte concernant le Maître intérieur, appelé ainsi à jouer un rôle déterminant dans l'Éveil final du pèlerin humain.

« Comme un courant des profondeurs, rapide et clair, l'idée circule sans mêler sa pureté cristalline aux eaux troubles et boueuses du dogmatisme. »

Reprenant maintenant des formules déjà exprimées dans Isis [II, 317-8], H.P.B. continue, avec des mots qui trouveraient de profonds échos chez nos modernes témoins des NDE :

« Nous ne pouvons atteindre l'Adeptat [l'état de Maître spirituel] et le Nirvana, la Béatitude et le « Royaume des deux », à moins de nous lier indissolublement avec notre Rex Lucis [Roi de Lumière] le Seigneur de Splendeur et de Lumière, notre Dieu immortel au-dedans de nous. »

Après avoir rappelé un mantram sanskrit, affirmant l'identité fondamentale de l'être avec le Suprême Brahman (qui doit inspirer et soutenir sans cesse le mystique dans sa démarche vers l'Adeptat), elle ajoute cette affirmation définitive :

« Il faut, avant toute chose, reconnaître en soi son propre Principe immortel, car c'est seulement ainsi que l'on peut conquérir ou prendre par la violence le Royaume des deux. »

Et, comme on le comprend, une telle conquête ne peut être entreprise par l'homme physique, ou psychique, mais par le héros, ou le chevalier dont a parlé Sohrawardî. Nous y reviendrons bientôt. En tout cas, un point sera à retenir :

« Pour réussir, il faut s'identifier avec son Parent divin. »

Cet article confirme nombre d'idées qu'on pouvait se faire sur l'existence et le rôle du Maître intérieur. Il éclaire de même certains passages (très sibyllins) de La Lumière sur le Sentier, saluée par H.P.B., lors de sa parution, comme un « inestimable petit joyau » 36. Parmi les conseils offerts au fil des pages « à ceux qui ignorent la sagesse orientale et qui désirent se placer sous son influence », on pouvait lire, en 2e partie du texte [p. 22] :

« — Tiens-toi à l'écart dans la bataille prochaine et, tout
en combattant, ne sois pas le guerrier ;
— cherche le guerrier et laisse-le combattre en toi ;
— prends ses ordres pour la bataille et suis-les. »

Comme on peut le comprendre, il ne s'agit pas d'une guerre fratricide mais de la lutte « violente », intérieure, qu'il faut mener, tôt ou tard, pour « gagner le Royaume des Cieux ». Mais, en 1884, l'identité du « guerrier » pouvait poser problème aux lecteurs anglais. Il est vrai qu'on lisait encore [p. 23] :

« Il est toi-même, bien que tu sois fini et sujet à erreur. Lui est éternel et sûr. Il est l'éternelle vérité. Une fois qu'il aura pénétré en toi et sera devenu ton guerrier, il ne t'abandonnera plus jamais complètement et, au jour de la grande paix, il deviendra un avec toi. »

Comme on s'en doute, sans la clef ésotérique dont nous disposons, le lecteur peut, à bon droit, se sentir perdu. En gardant en pensée les instructions formulées par H.P.B.

« [...] reconnaître en soi son propre Principe immortel.
[...] s'identifier avec son Parent divin [... ] »,

la suite du texte peut avoir un sens :

« — ne lui obéis pas comme s'il était un général, mais comme s'il était toi-même, et comme si ses paroles étaient l'expression de tes désirs secrets ; car il est toi-même, quoique infiniment plus sage et plus fort que toi. »

Il faudrait faire l'exégèse de tous ces paragraphes, mais le temps presse. Reconnaître, au milieu des tribulations de l'existence, la Présence du Parrain divin, c'est un peu une question de vie ou de mort :

« Cherche-le de peur que, dans la fièvre et la précipitation du combat, tu passes sans le voir ; et il ne te reconnaîtra pas à moins que tu ne le connaisses. »

C'est le Fils prodigue qui doit se mettre en route vers le Père, qui ne peut que rester impuissant tant que l'Enfant ne se tourne pas vers lui.

« Si ton cri arrive jusqu'à son oreille attentive, il luttera en toi et remplira le morne vide intérieur. Et s'il en est ainsi, tu pourras traverser la bataille, calme et infatigable, en te tenant à distance, et en le laissant combattre pour toi. Alors, il te sera impossible de frapper un seul coup à faux. »

Dès lors, ce n'est plus le moi personnel qui se met en avant pour agir, même pour « se libérer de ses entraves », c'est le couple des Compagnons associés qui accomplit ensemble le programme de la destinée divine de l'homme. Par contre, sans cette alliance profonde de l'être humain avec son Parent divin, la bataille sera perdue, dans la confusion :

« Mais si tu ne le cherches pas, si tu passes sans le remarquer, il n 'y aura plus de sauvegarde pour toi. Ton cerveau sera pris de vertige et ton cœur perdra son assurance; dans la poussière du champ de bataille, ta vue et tes sens se troubleront et tu ne reconnaîtras plus tes amis de tes ennemis [...]. »

Cette vision, un peu dramatique, de la bataille à livrer évoque les épreuves que doit endurer le disciple très engagé sur la voie périlleuse menant à son émancipation spirituelle. On peut songer ici aux tentations infligées au futur Bouddha par les armées de Mâra, ou à Jésus, confronté à Satan, lors de sa retraite au désert. Toutefois, si j'en crois la Gîtâ (II, 40), même très peu de cette démarche intérieure « préserve l'homme d'un grand danger ».

Ainsi, même un être de ce monde, qui ne vise pas la sagesse ou la sainteté, ferait bien de s'instruire de cette doctrine du Maître intérieur, pour être plus attentif à la voix de la conscience et de l'intuition, et à tout ce qui pourrait l'inspirer, afin de mieux cadrer sa vie dans le sens d'une éthique plus généreuse, en évitant ainsi maintes erreurs chargées de lourdes conséquences karmiques. C'est bien ce que semblent nous suggérer encore certains des Vers d'or de Pythagore :

(61) « Zeus, notre Père, de combien de maux tu
délivrerais tous les hommes
(62) si à tous tu montrais de quelle dette [daïmôn] ils se servent.
(63) Mais toi, prends courage, puisqu'ils sont de race
divine [théion génos] les mortels,
(64) A qui la nature sacrée [hiéra phusis] présente la
révélation de toutes choses.

Si, vraiment, ils sont de race divine ces mortels que nous sommes, ne faudrait-il pas prendre la chose plus au sérieux ? On comprendrait alors l'engagement profond d'Arjuna sur le champ de bataille de la Gîtâ, où il ne peut remporter la victoire qu'avec le Maître Krishna, qui se tient à ses côtés, et conduit son char partout où un ennemi est à affronter. Un engagement qui est au fond l'affirmation de l'alliance permanente de l'homme avec son pôle céleste. D'où cette injonction du Maître divin (VIII, 7):

« À tous moments, souviens-toi de Moi
- garde-Moi présent dans ta conscience - et combats ! »

En attendant « le jour de la grande paix » annoncé dans le livre de Mabel Collins. Pour cette heureuse échéance, Pythagore a promis au disciple victorieux (v. 71):

« Tu seras immortel (athanatos) un dieu qui ne meurt pas
(théos ambrotos) non plus un mortel (ouk éti thnêtos). »


33. Un titre bien mystérieux : « Le visage qui apparaît sur l'orbe de la Lune ».  [retour texte]

34. À consulter aussi, de Plutarque, le mythe de Thespésios, dans le De sera (563 b - 568 f), qui a des allures de récit de NDE, ou le mythe de Timarque, dans le De Genio (589 f - 592 e), plus initiatique.  [retour texte]

35. Selon toute probabilité, H.P.B. a dû se sentir encore plus libre d'approfondir ses vues sur le Maître intérieur avec les membres de la Section ésotérique de la S. T. (créée en 1888), et, davantage même, avec ses élèves personnels, réunis autour d'elle dans le Groupe intérieur qu'elle anima depuis août 1890 jusqu'à sa mort, à Londres, en 1891. Une mort trop précoce !  [retour texte]

36. Ce livre, paru à Londres en 1884, avait été rédigé par Mabel Collins, sous l'inspiration d'un maître spirituel anonyme, identifié plus tard comme un disciple des Guides de Mme Blavatsky.  [retour texte]

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